Pub après 20h sur France Télévisions…

Des députés de la majorité ont souhaité ce mercredi à l’assemblée nationale rouvrir le débat sur un retour de la publicité après 20h sur les chaînes de télévision publiques, lors de la discussion générale sur le volet communication du budget 2013.

Le rapporteur spécial de la Commission des Finances, Jean-Marie Beffara (SRC, Indre-et-Loire) a souligné que “la question de la publicité après 20h ne doit pas être hors du débat” et le problème doit être abordé “sans tabou”. Il a également évoqué la nécessité d’une “réforme profonde du financement de France Télévisions”. Vaut-il mieux sur les chaînes publiques des“publicités contingentées” plutôt qu’un “tunnel” de programmes courts sponsorisés ?, s’est interrogée Martine Martinel (SRC, Haute-Garonne), rapporteur sur l’audiovisuel.

Thierry Braillard (RRDP, Rhône) a rappelé que sous le gouvernement précédent, la publicité avait pu augmenter de trois minutes par heure sur les chaînes privées tandis qu’on la supprimait sur les chaînes publiques après 20h, privant ainsi France Télévisions de 628 millions de recettes. La publicité après 20h sur les chaînes publiques a été supprimée depuis 2009 sur une proposition du président de la République Nicolas Sarkozy. Le manque à gagner pour le groupe public devait être compensé par une taxe imposée aux opérateurs de télécoms, fournisseurs d’accès internet, mais la régularité de cette taxe est contestée par les autorités européennes.

Pour Martine Martinel, “l’Etat ne sais pas toujours bien ce qu’il veut faire du groupe” France Télévisions qui traverse une “crise d’identité”. L’élue du Sud-Ouest a pointé la nécessité “de stabiliser tant les missions que le modèle économique” de l’audiovisuel public. Elle a aussi déploré l’existence de “zones d’ombres” dans les choix du Conseil supérieur de l’Audiovisuel (CSA), citant notamment la décision de lancer six nouvelles chaînes de la TNT (prévue en décembre), un lancement à la hâte “contesté par tout le monde”.

“Le Parlement doit exercer un pouvoir de contrôle beaucoup plus fort sur le CSA”, a t-elle estimé Mme Martinel, rappelant qu’avant une réforme des missions et du mode de nomination du Conseil, un nouveau président et deux nouveaux membres du CSA devaient être désignés.

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