Les Français sont-ils satisfaits de la qualité des programmes?…

csaLe CSA a présenté son baromètre sur la perception de la qualité des programmes. Note plutôt moyenne de satisfaction pour la télé de 5,5 sur 10. Beaucoup mieux pour la radio avec un 7,06 sur 10.

A la télévision ou bien à la radio, comment les Français perçoivent-ils les programmes? Lors d’une conférence de presse ce jeudi, le CSA a présenté la première vague de son baromètre de perception de la qualité des programmes. A l’origine de ce sondage, l’institut BVA qui a réalisé cette étude auprès de 2002 personnes âgées de 15 ans et plus.

5,52 sur 10, c’est la note moyenne de satisfaction à l’égard de la télévision. Les reportages, les magazines d’information ainsi que les documentaires sont les programmes qui obtiennent la meilleure note de satisfaction avec un résultat supérieur ou égal à 7 pour 67% des téléspectateurs. En bas de tableau, on retrouve les programmes de télé-réalité. 68% des personnes interrogées donnent une note comprise entre 1 et 4.

Toujours à la télévision, 66% des sondés jugent qu’il n’y a pas assez de films de cinéma. A l’inverse, 75% considèrent qu’il y a actuellement trop d’émissions de télé-réalité.

Ce sondage révèlent également que 23% des personnes ont été gênées voire même choquées, au cours des 12 derniers mois, par un programme à la télévision. En cause: la violence des images ou encore le vocabulaire grossier et les comportements vulgaires.

La radio en tête devant la télévision…

De son côté, la radio enregistre un beau résultat puisque la note moyenne de satisfaction à l’égard de la qualité des programmes est de 7,06 sur 10. La capacité des programmes à informer est le premier élément de satisfaction cité par les auditeurs (63% donnent une note de 7 à 10). Le second motif de satisfaction est la langue française (57% de notes comprises entre 7 et 10).

D’après le CSA, « cette meilleure notation (de la radio par rapport à la télé, ndlr) pourrait traduire un niveau d’exigence moins élevé à l’égard de la qualité des programmes radio en raison notamment d’une posture d’écoute moins captive qu’en télévision ».

« Sentiment du devoir accompli » pour Michel Boyon…

Le président du CSA Michel Boyon, qui va quitter ses fonctions le 24 janvier, a indiqué ce jeudi avoir « la plus grande confiance » en son successeur et les deux autres membres nommés. « Il saura faire ce qu’il faut », a-t-il déclaré.

Olivier Schrameck, ancien directeur de cabinet de Lionel Jospin à Matignon, a été ce nommé mercredi par François Hollande président du CSA en remplacement de Michel Boyon, qui préside depuis 2007 l’autorité de régulation de l’audiovisuel.

Revenant sur son bilan, Michel Boyon a par ailleurs indiqué avoir « le sentiment du devoir accompli, qu’il s’agisse de la restructuration du paysage audiovisuel, notamment à l’occasion des opérations de concentration et regroupement, qu’il s’agisse de la TNT, qu’il s’agisse de la préparation au numérique ».

En revanche, il a notamment regretté « ne pas avoir réussi à convaincre le Conseil constitutionnel qu’il ne fallait pas imposer cinq semaines d’égalité (du temps de parole) entre tous les candidats avant le premier tour » de l’élection présidentielle.

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