En coulisses de Fort Boyard, on s’active aussi !…

fortboyardFort Boyard a repris son service sur France 2 samedi soir. Visite des coulisses, où 130 personnes s’activent autant que les candidats !

À l’image, Fort Boyard paraît hostile et désert. Désert pas vraiment ! Alors que les candidats s’échauffent les mollets à crapahuter dans les escaliers glissants du fort, 130 personnes s’agitent pour faire tourner l’émission: cameramen, menuisiers, animaliers, maquilleuses, habilleuses, cuistots, médecin urgentiste, et la très nombreuse équipe de tournage.

Ici, on oublie son prénom, les techniciens s’invectivent de sobriquets colorés et affectueux, ça sent la colonie de vacances. Pause déjeuner, les deux cantines se remplissent, les candidats frigorifiés s’emmitouflent dans des polaires, les yeux écarquillés par ce qu’ils viennent de vivre.

Épreuves physiques mais sans danger, rassure l’animateur Olivier Minne : « Ici, on ne pousse pas, on incite, sans que le candidat soit dans un état de souffrance. On va jusqu’au point du possible retournement psychologique. »

Ce jour-là, les concurrents testent les nouvelles salles du fort : la « ketchuperie » où l’on patauge dans la sauce tomate, la « salle des illusions », tentative poussive d’intégrer une épreuve numérique.

Un géant masqué et suant fait son entrée dans la cantine. C’est « Mister Boo », le catcheur du fort qui vient de perdre son combat avec un coton-tige géant contre un des candidats. Son arme était abîmée, grogne-t-il, sinon il n’aurait jamais perdu.

Entretenir l’aspect vétuste !
Le tournage reprend, un cameraman s’installe dans une des cellules de jeu, où le plafond descend sur le candidat. Dans certaines épreuves, le joueur apparaît seul. Il est en réalité entouré de techniciens et parfois du responsable animalier, prêt à intervenir si l’une des bestioles réagit mal.

Tout ce petit monde anime le fort quelques semaines, le temps d’enregistrer les versions française et internationales du jeu. Car 69 pays l’ont racheté. Certains se contentent de rediffusions, d’autres viennent tourner. Cet été la Suède, le Québec, la Russie, l’Angleterre et le Maroc, pour la première fois. Les épreuves sont les mêmes, mais le Père Fouras, l’ancestral maître des énigmes, devient par exemple la Mère Fouras en Allemagne.

Le bâtiment s’endort ensuite jusqu’au printemps, où plusieurs semaines de travaux entretiennent son aspect vétuste et usé. La rouille est conservée, comme le guano qui blanchit et protège naturellement les escaliers de bois biscornus.

Des petits travaux qui participent à l’entretien du fort, abandonné pendant un siècle.Le samedi sur France 2, 20h45.

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